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place de la république - Page 15

  • VANVES PAR LE PETIT BOUT DE LA LORGNETTE

    NATATION : "Le Vanvéen Jordan Coelho, a réussit à prendre hier une superbe 5ème place des championnats du monde a Gwangju en Corée du Sud sur 200 papillon en réalisant son meilleur chrono personnel ( ainsi que la meilleur performance française des 10 dernières années). Il est  seulement à 3 dixième de seconde du podium. Il a également réalisé les minima pour les jeux olympiques de Rio en 2016" annonçait Lazreg Benedhadj mardi aprés-midi à de nombreux stadistes et élus. Beaucoup de réactions parmi les stadistes : «  Bravo à Jordan et à tout l'encadrement de la Natation. Les couleurs de Stade de Vanves sont bien portées avec de si beaux résultats » a réagit Yves Jurado.  « Bravo! un résultat comme cela, c’est du positif pour le Stade » a réagit P.Edou. « Un stadiste aux J.O. de 2016 ? » espére B.Recoura. "En + qualif JO !!Chapeau Jordan ! Respect.Le talent, les efforts, les heures d'entraînement : pas de mystère, ça paie" a réagit F.Praud ex-président du Stade de Vanves.Et des félicitations de la part de Maxime Gagliardi et Philippe Thieffine.

    SUBVENTIONS : La commission permanente du Conseil Départemental  des Hauts de Seine a attribué, lundi dernier,  398 520 € à la Commune de Vanves pour financer les travaux d'aménagement des locaux destinés à accueillir l'activité du Centre médico-psychologique Erasme, dans le cadre du Contrat de développement Département-Ville de Vanves, soit 80% du montant  HT des travaux. Le Centre médico-psychologique pour enfants de Vanves est un équipement rattaché à l’établissement public de santé Erasme. Il constitue l’un des 12 CMP implantés dans les  Hauts-de-Seine. Il accueille des patients de 0 à 16ans accompagnés de leurs parents pour toutes difficultés psychologiques, scolaires, comportementales et pour tous les troubles de  l’apprentissage et du développement. Cette opération a pour objet notamment de procéder à différents aménagements et de construire 158 logements, dont 36 logements sociaux, ainsi qu’un parking de 70 places

    ARISTIDE BRIAND : L’Assemblée départementale a approuvée la régularisation de l’occupation par le Département de l’immeuble situé 1 bis rue Aristide Briand à Vanves, portant surune partie (1706 m²) de la parcelle d’une superficie de 3 033 m², à compter du 1er janvier 2008 jusqu’au 31 août 2015,moyennant le paiement d’une redevance annuelle d’un euro. Elle a approuvée la remise par le Département de l’immeuble susvisé à la Commune de Vanves, au plus tard le 1er septembre 2015 et moyennant le versement par la Commune de Vanves d’une indemnité  d’un montant de 1 410 000 €, par référence aux engagements pris dans la convention  du 23 septembre 1969. Ces derniers éléments juridiques et financiers effectués, la ville pourra vendre ces terrains au promoteur Bouygues Immobilier et engager le chantier de ce projet immobilier

    PLACE DE LA REPUBLIQUE :  La Mairie a rééditée l’opération de l’été 2014 lorsqu’elle a rendue piétonne cette place chaque week-end de 17H le vendredi jusqu’à 23H le dimanche du 5 Juin au 14 Juillet, puis de nouveau chaque week-end de la fin de l’été et du début de l’automne à la Rentrée 2015. Ce qui est une excellente idée comme l’ont pu vérifier les vanvéens avec notamment la fête de la musique et peut être lors du bal du 13 Juillet, même si beaucoup de vanvéens découvrent ces derniers jours avec tristesse qu’il n’y aura pas de feu d’artifice. « Mais avec Feux et Fêtes, la ville n’aurait elle pas pu s’arranger pour organiser un feu d’artifice ? » demandait l’un de ces déçus qui ira à Issy les Moulineaux sur l’Ile Saint Germain. Mais voilà, si cette piétonnisation fait des heureux, ce n’est pas le cas pour tous les vanvéens, et notamment ceux qui se déplacent en fauteuil roulant. Comme l’année dernière, c’est le gimkana avec les barrières qui ont été disposés de telle façon, qu’elles empêchent certes les automobilistes d’y pénétrer, mais pas les deux roues. Les fauteuils roulants butent sur les trottoirs  parce que la partie du trottoirs abaissée, est inacessible, et doivent se faufiler entre une terrasse de café et la barrière pour atteindre le plan incliné donnant sur le parvis de l’église etc…La réflexion avait été faite l’année dernière mais sans suites.

  • L'HISTOIRE D’UN CONSERVATOIRE DE MUSIQUE DE VANVES TOUJOURS A L’ETROIT

    Le nouveau conservatoire ODE occupe tous les esprits depuis plusieurs semaines et particulièrement ses derniers jours avant son inauguration prévu le week-end de  la fête de la Musique (19-20-21 Juin ). Occasion de rappeler qu’il a eu pour ancêtre l’Harmonie Municipale créée en 1926, voilà 87 ans. Elle regroupait environ 80 musiciens et organisait quelques cours collectifs pour former ses jeunes musiciens et répétitions dans le bâtiment du tribunal d’instance (ex-mairie). La guerre de 39/40 a interrompue ses activités qu’elle a reprise en 1941 et qui ont vraiment exploser vers 1958 lorsqu’elle est devenue une véritable école de musique, avec la création mais un peu plus tard en 1974, de l’association municipale de musique de Vanves, car le besoin se faisait sentir de créer l’enseignement d’autres instruments. En 1970-72, elle comptait 5 professeurs qui assumaient 40H de cours chaque semaine pour 111 élèves.    20 ans après, en 1980/81, elle enseignait 13 disciplines instrumentales de tous niveaux (piano, guitare, violon, violoncelle, flûte, clarinette, saxophone, percussion, trombone, orgue, hautbois et accordéon) à 419 élèves grâce à 17 professeurs qui assuraient alors prés de 149 H de cours.  Et son budget se montait à 784 000 frs dont la moitié provenait des inscriptions.  En 1989, elle avait 30 professeurs qui assuraient 300 H de cours pour 751 élèves avec une subvention de 1 050 000 Frs. Lorsqu’elle est devenue conservatoire Jean Françaix, en 1994, elle comptait 30 professeurs dispensant 30H de cours à 751 élèves. Prés de vingt ans plus tard, ce conservatoire était géré par la communauté urbaine GPSO avec plus de 750 élèves, 22 formations d’orchestres, 44 professeurs. Mais voilà, son problème était d’être toujours à l’étroit dans ses différents locaux

    Ce conservatoire a connu différents lieux géographiques : Des préfabriqués à l’emplacement du collège Saint Exupery au milieu des années 50. « Notre prof, assez âgé, pas pédagogique pour un sou, mais qui faisait cela par plaisir, donnait ses cours à 30 mômes qui se réduisait à 4 à la fin de l’année scolaire » raconte Jean Poidevin, directeur (1973-1986). Dans les années 60,  il était installé à la place du centre administratif et de la tour, dans un pavillon blanc, qu’il partageait avec la bibliothèque municipale au rez-de-chaussée, le stade de Vanves au premier. L’école de musique s’était installée dans une grande salle où avait été abattu les cloisons avec un petit bureau au second.  «  Au sous sol, la ville avait équipé une petite pièce à côté de la chaufferie pour mettre les trompettes car il y avait encore la batterie-fanfare qui y répétait » se souvient il. « Robert Picherot donnait ses cours de trompette, de cor, de tuba, de trombone. Il a eu les enfants de Maurice André comme élève » ajoute Jean Louis  Beydon.

    Pendant la construction du Centre Administratif, elle s’est retrouvée dans un petit pavillon préfabriqué, qu’elle partageait avec la Croix Rouge,  pendant 3 ans, avec un autre  petit pavillon rue Mansard pour les classes d’instruments bruyants. Avant de s’installer dans le bâtiment de la rue Guy Mocquet partagé alors avec Vanves Animation Loisirs (VAL) et les Ateliers d’Arts Plastiques et Graphiques. Elle disposait de l’auditorium au sous sol avec un petit bureau dont Jean Louis Beydon a fait sauter les murs en arrivant pour l’agrandir, et de 3 pièces à l’étage. Mais petit à petit, elle a grignoté son espace avec le départ du VAL, des ateliers, quelques transformations pour ouvrir de nouvelles salles de cours (avec suppression des toilettes au 1er étage). Ce qui ne l’empêchait pas d’avoir des cours à l’extérieur aux écoles du Centre, Max Fourestier, Marceau. « C’était très difficile de suivre tout ce qui se passait avec des instruments de musique à droite et à gauche, que l’on avait du mal à entretenir » reconnait Jean Louis Beydon. L’installation dans le pavillon du Stade de Vanves dont le secrétariat avait déménagé au PMS André Roche a permis une nouvelle et dernière extension attendue durant le mandat de Guy Janvier (PS).

    Et depuis plus rien, sauf ce projet de construction du conservatoire finalement rue Solférino, aprés avoir été envisagé à l’emplacement du pavillon (ex-stade de Vanves) et du bâtiment de la rue Guy Mocquet,  sur la place de la République à l’époque de la (défunte)  ZAC Saint Remy lorsque Didier Morin était Maire (1990-95) puis par Guy Janvier (PS) qui ne l’a pas fait lorsqu’il était maire et le regrette aujourd’hui… avec des propositions qui tombaient à chaque fois à l’eau. Finalement, c’est l’intercommunalité qui l’a rendue possible, avec GPSO qui a confié sa construction  au cabinet d’Architecte Babun-Renaud le 24 Juin 2010. Mais voilà, ce nouveau conservatoire ODE qui est un très bel instrument  ne va-t-il pas faire disparaître l’esprit d’équipe, la convivialité, la cohésion qui a  fait le succés de cette école d’initiation et de formation à la musique ?« Tout le monde sera là dans un même bâtiment. Il y aura peut être et sûrement des changements. Les professeurs se verront peut être moins, parce qu’actuellement ils se voient, se rencontrent en passant par le secrétariat au pavillon. . Et malheureusement c’est ce qui se passe dans les autres conservatoires où les professeurs se connaissent à peine. Alors que j’ai toujours voulu dés le départ, et avec Jean Louis qui a continué, qu’il y ait un esprit d’esprit, qu’il y ait vraiment une cohésion entre tous les professeurs » confiait au blog Jean Poidevin ex-directeur qui a précédé Jean Louis Bedon à la tête de ce conservatoire. C’est le seul risque et la crainte de tous ceux qui ont vécu une formidable épopée de la musique à travers cette école de musique et ce conservatoire comme élèves ou professeurs, tout en étant heureux de cette évolution.

  • POUR CHARLIE, VANVES LA REPUBLICAINE SE MOBILISE POUR DESCENDRE « LIBRE ET UNIE » DANS LA RUE TOUT EN DEVELOPPANT LE DIALOGUE INTER-RELIGIEUX AVEC LE CAFE THEO

    Pour la 2éme ou la 3éme fois depuis 2000, les vanvéens devraient se retrouver aujourd’hui pour cette marche républicaine organisée à 15H entre la place de la République et la Nation « pour Charlie ! », aprés les attentats du 11 Septembre 2001 et le meurtre de Ial Halimi le 26 Février 2006. Les différentes sections politiques de Vanves ont organisé un déplacement collectif, malheureusement chacun de leur côté, mais du même endroit : la station de métro Plateau de Vanves-Malakoff à 14H pour l’UMP et l’udi (RV au square du 11 Novembre) mais à 13H15 pour le PS dont le plus grand nombre partira individuellement ou avec des petits groupes de proches, et à 14H15 pour le Front de Gauche/PC….

    Le maire a sensibilisé les vanvéens pour y participer grâce aux panneaux d’informations électroniques, au site internet de la ville et à sa newsletters : « Les élus de Vanves souhaitent témoigner, aux côtés des Vanvéens, de la force des valeurs d’unité, de solidarité et de courage face à la barbarie, et exprimer leur indéfectible attachement aux valeurs humaines fondatrices du « bien-vivre ensemble » et aux valeurs fondamentales de notre République, dont la liberté d’expression ».

    Les politiques ne sont pas les seuls à mobiliser pour cette marche républicaine. Le réseau des Centres Sociaux et socioculturels du Département a également appelé à participer à ce rassemblement. C’est pourquoi, « en tant que service municipal et en tant que centre affilié à la Fédération, et parce que les valeurs que cette manifestation défend sont au cœur de sa mission », l’équipe de l’ESCAL s’est inscrit dans cette démarche en appelant ses adhérents à y participer : « Témoignons de la force des valeurs d’unité, de solidarité et de courage face à la barbarie, et exprimons notre indéfectible attachement aux valeurs humaines fondatrices du "bien-vivre ensemble" et aux valeurs fondamentales de notre République, dont la liberté d’expression ».

    Des associations ont lancé un appel similaire comme la société d’entraide des membres de la Légion d’Honneur Vanves/Malakoff. Et des vanvéens se sont réunis samedi matin pour finalement réfléchir à ces événements dans le cadre d’un dialogue inter-religieux organisé régulièrement par « le café Théo »

    L’émotion suscitée par les événements de cette semaine a été très intense.  Plus que personne ne pouvait l’imaginer. Le Café Théo qui s’est déroulé samedi matin au Tout Va Mieux, a permis d’en prendre la mesure. D’autant plus que cette structure réunit, quel que soit sa religion ou non, des vanvéens pour partager ensemble, même s’ils ne sont pas d’accord sur différents thèmes comme « Témoigner au quotidien » hier matin. « C’est la meilleure réponse qui soit par rapport à ce qui s’est passé » indiquait Henri Paul, l’animateur en citant Voltaire : « Même si je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, je me battrais pour que vous puissiez le faire ». Dans la grande salle de ce restaurant, il y avait, cette fois-ci, beaucoup de monde, des prêtres retraités, des sœurs, des cathos très engagés dans la vie paroissiale, d’autres moins, quelques protestants, musulmans  qui ont échangé pendant une heure et demi, à la veille de cette manifestation qui était dans tous les esprits.

    « Demain je manifesterais. Mercredi, j’achéterai Charlie Hebdo »  a déclarée une vanvéenne bouleversée par « cette résistance nationale, mondiale » comme beaucoup d’autres qui ont reconnu avoir pleuré à la suite de ces événements. « Il est important d’être présent demain pour dire que la violence est intolérable et défendre les valeurs de tolérance. Ce n’est pas supportable ce qui s’est passé ces jours-ci ! » ajoutait une autre participante. Un chef d’entreprise d’origine algérienne et musulman a indiqué qu’il avait reporté un voyage (d’affaire) pour aller manifester en tant que « citoyen du monde ». Je suis très troublé par ce qui s’est passé. Une partie de ma famille, dont ma mère, a été massacrée en Algérie durant les années 1990. On assiste à une déferlante extraordinaire. Il est important que l’on se dresse tous face à cela. Ce qui vient d’être commis, c’est de la barbarie, cela n’a rien à voir avec la religion ! »

    « On a senti que les gens avaient envie de parler ! J’ai fait réfléchir les jeunes sur ces événements. Au moins on est tous ensemble ! » témoignait un professeur, tout comme sa collègue  qui enseigne l’histoire qui en a parlé à ses jeunes, « personnellement touchés par ces assassinats » : « C’est la 2éme fois en 2 ans et demi que des individus ont été tué, là dans une boucherie cacher, après une école juive (Toulouse) » constatait elle en ayant entendu parlé de « meurtre antisémite. Cela m’inquiète énormément », à propos notamment de la prise d’otages à Vincennes. « On a senti qu’il y avait unanimité de la condamnation. Le nom de ceux qui disent « Je suis Charlie » est incroyable. J’y vois une réaction extrêmement vitale car on a touché à notre liberté. Je souhaite que ce mouvement unanime se traduise par des réflexions et des témoignages de fraternité » ajoutait un autre participant. « Nous sommes là face à un fanatisme qui veut imposer. Mais on le voit dans toutes les religions. Comment peut on passer de simple croyant à fanatique…et terroriste. Qu’est-ce que, dans nos religions, peut entraîner cela ? Car les germes du fanatisme sont dans nos religions ! ». L’une des participantes n’a pas caché qu’elle avait pensé « à la mére de  tous ces jeunes qui ont échappé à tout contrôle ». D’autres se sont interrogés pour savoir comment ils avaient pu en arriver là, très partagés  sur la façon de les considérer après « ces faits innommables », certains parlant de « victimes » : « certains de ses jeunes ont été blessés, n’ont pas su prendre du recul, se sont connus en prison…Et nous sommes désarmés face à cela ! ». Malgré tout cela, « il faut témoigner de Dieu amour et aussi d’espérance ! On sait que le bien vaincra. On doit avoir cela en ligne de mire. Le dialogue inter-religieux est fondamental. Il  faut se rassembler sur ce qui nous unit ! ». Une participante a même reconnue : « Pauvres petits dessinateurs ai-je réagit ! C’est devenu maintenant une prière ! »